Rêve d'amour
La lumière chétive de la bougie, tremble
Sur les murs blancs de cette chambre.
Oui, tu es là, tête posée sur mon épaule,
Et mes caresses éveillent en toi un râle.
Les ombres grises dansent ivres, autour
De nous, dans ce silence plein d'amour
Figé dans nos yeux qu'oublient la pudeur
Des corps vivants d'un rêve sans retour.
La chaleur s'insinue et envahit nos cœurs,
Fièvre qui monte pour inhiber nos peurs,
Nous oublions le monde empli de froideur,
A la douceur des corps et de leur tiédeur.
Le corps frissonne quand l'image s'envole
Dans la fraîcheur de ce drap qui me frôle,
Léger et frais, souffle d'une brise matinale
Mon rêve disparaît, tel une ombre banale.
Août 2008