Sans laisser d'adresse...

Publié le par Janus

Un monde né des rêves par trop fugaces

Comme des éclairs sur le ciel nocturne

Partent et reviennent entêtes et sagaces

Et ils déchirent ce voile triste et morne.

 

Des mots sont nés des désirs fantasques,

Viennent frôler mes pensées qui volent

M'enlacent dans les tendres bourrasques

De ces baisers enflammés qui déferlent.

 

Ils sont vivants et ils entaillent mes nuits

Morsures profondes des longs couteaux

Effilés sur la pierre des moments d'ennui

Qui mènent les vies dans leurs caveaux.

 

Il n'y a d'éternel que le sommeil profond

Celui qui nous emporte avec tendresse

Quand l'ombre est perdue sur le plafond

Et nous partons sans laisser d'adresse.

Décembre 2008

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