Je t'enverrai...
La nuit vient d'entrer par la fenêtre,
Insidieuse, silencieuse assassine,
Et peint en rouge le feu dans l'âtre
Qui brûle les temps sans racines.
Le front ardent colle contre la vitre
Je pense à toi qui es loin de moi
A ce corps de la couleur d'albâtre,
Une peau plus douce que la soie.
Le froid apaise la fièvre qui monte
En prenant dans son feu le corps
Nu, sans défense quand il affronte
Ces souvenirs, encore et encore.
Je voudrais tant m'enlever le cœur
Qui bat, qui compte les secondes,
Et lui donner les ailes du vainqueur
Te l'envoyer à travers les mondes.
Et, il pourra raconter en chuchotant
Cette envie de vivre dans tes bras
D'oublier enfin, le corps tremblotant,
Seul ce soir, perdu dans le frimas.
Décembre 2008