Désir

Publié le par Janus

Elles frappent une par une à ma fenêtre ce soir

Pour y entrer dans le silence qui m'entoure,

Ecrasent leurs corps transparents et dérisoires,

En s'unissant l'une aux autres sans douleur. 

 

Elles dansent, un rythme endiablé sur les vitres

Tambourinant leurs cris et le désir de vivre,

Aux portes du ciel infini, le temps de disparaître

Dans un torrent qui fuit tremblotant et ivre.

 

Elles se marient à mon cœur en battant avec lui

Dans cet unique et même désir qui se cache

Parmi les voltiges des sons du chœur de l'ennui

Qui prend un jour l'âme esseulée et l'attache.

 

L'envie brûlante de ressentir aux creux des bras,

Frémir ton corps collé à cette poitrine apaisée

Sous la caresse chaude et soyeuse de nos draps,

Nous disparaîtrons pour la plus folle échappée.

 

Rien ne sera, à part le bruit lancinant de ce désir

Qui frappe à mes fenêtres, toujours et encore,

Chantant cette solitude sournoise venue me saisir

Avec toute la monotonie du désir qui édulcore.

 

Décembre 2008
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