Gaïa
Gaïa, toi, la nourrice de toutes les vies,
Mère triste aux enfants matricides,
Qui lacèrent tes chairs avec ignominie,
En exhalant leurs souffles fétides.
Ton visage, si souvent lavé par la pluie,
Se lézarde sous les gouttes acides
Nées leur inconscience et furieuse folie,
Brûlent ta peau, creusant tes rides.
Ils n'ont pas su te comprendre, ces fous,
Ni te voir autour toi source de vie.
Et cesser de détruire la nature ces loups
Car eux aussi, ils sont une partie !
Août, 2008
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