Moi, le troubadour
Je porte, toujours, en moi, ballades et chansons,
Sur les chemins poussiéreux, vont mes pas,
Ville en ville, j'erre avec mes doux compagnons,
Mes mots d'amour sont mes rêves et repas.
La fortune, m'a oublié, j'amuse reine et paysanne,
Et au son de mes vers, se pâment affaiblies.
Les hommes se moquent, rient à rendre leur âme,
Jettent la pièce et à manger si elles sourient.
Pourtant, mes paroles, viennent des anges de dieu,
Chantent mes poèmes, veillent sur mes mots,
Jouent des notes veloutées nées de ce chalumeau,
Des compagnes, fidèles, dans mon triste sort.
Je suis qu’un pauvre vagabond si riche en bonheur,
Riche, de ce que l'or ne pourra jamais acheter,
La joie vive aux yeux d'une fille, reine de mon cœur,
Quand je murmure dans son oreille, mes vers.
Vous me riez, moquez, mais, un jour, je serai à elle,
Son troubadour venu des quelques rêves doux,
Le jour, ou, du brouillard de la nuit au sons de vièle,
Elle viendra serrer dans ses bras, ce poète fou.
Août 2008