Fièvre
Mes lèvres s'envolent de ta bouche chaude,
Caressent le cou, le creux des épaules,
Cette fièvre colle les peaux et nous soudent
Avec la chaleur des flammes infernales.
Les sens, éveillés, s'enivrent de ces odeurs,
Quand je goûte, fou, le sel de ton corps
Devenu esclave de cette déesse que j'adore,
Et, quand j'embrasse tes seins, heureux.
Ces caresses, du souffle qui te brûle la chair,
Qui descend, patient, sur ce ventre doux,
Dans le tressaillement frissonnant d'un éclair,
Approchant de mes lèvres, ce petit creux.
Pour faire naître, enfin, l'union sacrée du rêve
Au goût chaud, sucré-poivré, d'un paradis
Qu'existe seulement dans l'étau tendre, nacré
De nos corps enfiévrés, amoureux et, unis.
Octobre 2008