Les vipères de la vie...

Publié le par Janus

 

Il s'insinue près de nous, angélique sourire, 

Silencieux, prend la place de l'horizon.

Enferme le cœur dans un écrin pour fleurir

Aux rêves éveillées, oubliant la prison.

 

L'esprit s'adonne à des profonds sommeils,

Se croit réveillé voguant sur son nuage

Au lever de la vie, aux nuances vermeilles,

Où les jeux interdits deviennent volages.

 

Sa morsure brûlante est chargée de poison

Il envahit le corps au battement du cœur.

Et laisse un tas de cendres froides, un tison

Empoisonnées par le venin de la rancœur.

 

On s'éteint, telle une bougie sous la tempête

Sans comprendre d’où nous vient ce mal,

Arrivé un jour, à nous, au son des trompettes,

Fait ouvrir nos bras, à un bonheur normal.  

 

Les ombres malodorantes des enfers cachées

Sous l'aveuglante lumière d'un ange blanc,

L'image tant rêvée, qu'on ne voit pas entachée

Des mensonges boueux du faire semblant.

 

Comme ça, on héberge, heureux, à notre sein,

Un serpent, au venin doux, par trop mortel,

S'écoulant dans les veines, un baiser assassin,

Eteint, le feu, illusoire, de l'amour immortel.

 

Avant de disparaître, l'oeil ouvert dans l'horreur,

A contempler tristes, qui fut un jour l'espoir

Sous ton visage, femme, le signe avant-coureur

Celui de la vipère, que nous n'avons su voir.

 

Septembre 2008

 

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Publié dans Les rêves d'Eros

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