Le cri
Le cri, déchire les ombres dans la nuit,
Frappe le corps, transperce la chair,
Révulse les entrailles serrées et, il fuit,
Et il s'étiole, caché dans le ciel clair.
Il courre, tournevire, résonne et revient,
Furette sans relâche, tourne en rond,
Boule de bruit, ici et là, sortie du néant,
Quand tu viens, le cœur fait un bond.
Parfois, il s'étouffe en sortant du cœur,
La voix du plaisir, né d'une caresse,
De notre corps offert à son âme sœur,
Dans la fièvre ardente de tendresse.
Se noie, dans les torrents d'une rivière
De larmes, qui a retrouve sa source
Au coins des yeux, les temps de prière
De tristesse et, en elle se ressource.
Septembre 2008