Paradis et Anges

Mardi 30 décembre 2008
Par Janus
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Samedi 15 novembre 2008

Sortie des ombres d'une vie d'errance,

Etre altier d'une beauté éternelle

Silhouette d'un avenir sans souffrance

Née dans les lumières originelles.

 

Tu me regardes, dans cette robe noire,

Qui dessine les courbes du corps

Des traits fins des rêves prémonitoires

Des changements de nos décors.

 

Il suffit de recevoir ce sourire angélique

Comme un arc-en-ciel dans l'âme

Pour s'enivrer dans le monde fantasque

Où amour ne rime pas avec drame.

 

Je mets genou à terre devant ce visage

Aux signes de ces bonheurs promis,

Et des espoirs mis par ce bref passage

D'un rêve qui hante l'esprit insoumis.

 

Novembre 2008

Par Janus
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Lundi 10 novembre 2008

Sur l'onde,

Danse le brouillard.

Un monde

De mystère blafard.

 

Bois mort,

Joue de ses ombres.

Triste sort

Des âmes sombres.

 

Noire nuit

Aux pâles fantômes.

Sans bruit

Flotte sous le dôme.

 

Cris sourds

Des vies sans repos.

Rêve lourd

Aux images retorses.

 

Rond blanc

Un corps transparent.

L'envol lent

Erratique mouvement.

 

Mal éternel

D'errance universelle.

Amour cruel

De l'existence irréelle.

 

Bref passage

Parmi les arbres morts.

Petits songes

D'un cœur qui s'endort.

 

Matin brumeux

La vision, elle disparaît.

Jours nébuleux

Le soleil leur manquait.

 

Novembre 2008

Par Janus
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Lundi 30 juin 2008

Lettre XII – Toi, chère Dame en noir…


Ma chère Dame,

 

Un jour tu me donneras un rendez-vous,

Le seul où je ne pourrais être en retard.

Je serai là, présent, et le moi sera nous,

Et, l'âme volera au dessus les remparts.

 

Ta main fermera en caressant mes yeux,

Changeant la lumière du jour ensoleille

En éclats d'étoiles qui tombent des cieux,

Sous cette paupière fermée et fatiguée.

 

La peur de ton sourire amoureux, viendra

Envahir mon cœur, prendre en douceur

Possession de l'esprit, et le corps mourra

Chair inutile désormais, libéré de terreur.

 

Je prendrai pour toi, les voies de l'éternité,

Des soleils morts dans d'autres mondes,

Ton doux baiser, me donnera cette liberté

Du fleuve qui coule, riant dans les ondes.

 

Toi, belle princesse des lumières éteintes,

Laisse mes amis et mes amours chanter,

A notre mariage, sous une lune souriante,

Cette musique joyeuse qui veut s'envoler.

 

Je n'aime pas leurs larmes ni leur tristesse,

Qui n'a aucune raison pour voir le soleil,

L'amour est éternel, une éternelle jeunesse,

Mélodie langoureuse des âmes en éveil.

 

Juin 2008

Par Janus
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Lundi 23 juin 2008

J'ai écoute, un jour de tempête,

Le chant des sirènes, emporte par le vent.

Seul, la pluie tombe sur ma tête,

J'entends le bruit des vagues qui meurent.

 

Ces silhouettes qui se dessinent,

Ombres fantomatiques sur l'horizon perdu,

Partant vers des cieux qui brillent

Sous le souffle enragé de quelque dieu fou.

 

Une chanson barbare qui pleure

L'amour, laissé un soir, dans un port oublié,

Ce cœur ensanglanté, qui meure

Doucement, noyé dans les larmes d'une vie.

 

Toutes les voiles sous les vents

L'étrave saute dans les vagues déchaînées.

Elle passe à travers les brisants

Me charrie au large, loin des âmes peinées.

 

Un violon pleure dans un coin,

Accompagne un trop vieil accordéon dégarni,

Dans ce bar malfamé, témoins

De toutes ces nuits passées à rêver de l'infini.

Par Janus
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Vendredi 9 mai 2008

Heureux ce jour, où tu es apparue à mes yeux fermés

Couverte par ce voile, tissé dans les rayons d'étoiles.

Ces doigts fins d'albâtre, se posent sur des traits étirés

De cette âme éteinte, qu'avec ta lumière, tu dévoiles.

 

Un cœur de sept anges, résonne par ta voix, chantant

L'éclat, des chandeliers en or, volés aux soleils d'été

Qui brillent dans le cœur, d'un hère, un pauvre manant,

À l'esprit en errance, être vivant, sans âme et volonté.

 

Prosterné, face à ce miracle arrivé d'un lointain paradis,

Ai brûlé dans les feux, sortant des yeux venus d'enfer,

Pourtant froids, habités par les flammes d'un bleu d'iris,

Où, nous irons en mourant, où nos destins s'enferrent.

 

Quitter celle qu'on aime, partir loin pour mourir d'amour,

Le mal est l'unique nourriture de l'âme, qui nous reste.

Perdue la lumière dans les yeux, enfermés dans la tour,

Eteintes les étincelles, parsemées sur la voûte céleste.

 

Mourir, pour vivre son éternité dans une grande solitude,

Ou bien vivre seul, en attendant une mort bienfaisante.

Vouloir endurer le malheur, sans en prendre la certitude,

D'un bonheur qui sera présent, dans une vie naissante.

 

Prier ces dieux, les mains posées sur la main d'un ange,

Aller chanter une hymne païen, à l'église de ces corps,

Mettre genoux à terre, en face de celui né dans la fange,

Qu'on croit déchu, le sang sortant en larmes des pores.

 

Accepter l'adultère, seule supplique à l'autel des femmes,

Perdre son âme, pour les lèvres qui s'unissent à la nuit,

L'enfer sera un autre monde, peuplé des êtres polygames,

Pleurant la triste éternité, privée du feu d'amour, qui luit.

 

Avoir le monde à ses pieds, même couronné d'une auréole,

Ne vaudra pas une heure d'amour, quand corps et âme

S'attachent, pour une folle étreinte, qui le fera l'unique idole

D'un autre, le temps que la vie meurt et, le soleil la fane.

 

Sept vies, pour autant des passages au monde des ombres,

La porte en marbre blanc, qu'on pourra jamais refermer.

Tant d'avenirs noirs, mourants, en tableaux blancs, sombres,

Des cris silencieux, qu'appellent un baiser au goût amer.

 

Je garderai au fond de moi, tes mots aux couleurs arc-en-ciel

Comme un royaume glacé, naissant d'entre les flammes.

Ce lieu saint, hanté par nos diables, donne une rivière de miel

Sous la caresse de nos baisers, nous sommes damnes.

 

Accepter le châtiment, pour cet instant d'amour, à l'air éternel,

Pour prendre à nos dieux, l'auréole du bonheur, de l'âme.

Brûler au sein d'un seul enfer, enfermé dans le temps charnel,

Niant le froid, les habits blancs, du paradis vide et infâme.

  

En restant pauvres, des regards remplis, par l'unique douceur,

Nous garderons en nous, seule richesse, d'amère solitude

Et, la vaincrons aux sons des cornes de brume, dans la terreur

D'un éternel malheur, aux chants d'anges, en décrépitude.

 

J'ai regardé, le visage étonné, une porte qui s'ouvrait aux cieux,

Aux sons d'une trompette, chantant, la fin de notre monde.

Couronnée de lumière, en robe blanche, courant vers ces lieux,

Vers ces heureux endroits, où le bonheur de la vie, inonde.

 

Cette place, où se marient, l'amour, foudres avec les tonnerres,

Où, nous avons, à deux, tourné le dos au temps qui passe.

Sans voir les anges nous entourant, en chantant les éphémères

Secondes de joies, enfermées, une après l'autre trépassent.

 

Nous pensions être égaux des dieux, de l'amour qui nous brûlait,

N'avons pas vu, ces yeux remontés d'enfer, posés sur nous.

La griffe, prête à arracher les chairs, dans le coeur blesse taillait,

À l'instant où ce qui anime la vie, serait cruellement mis à nu.

 

Remerciant la vie qui laisse voler au vent, les blanches colombes,

Cache, pudiquement, celles qui sont mortes, les ailes brûlées.

Lui rendre grâce, les mains tendues, en adoration, vers les autels

De mon dieu d'amour, en habits blancs, aux parfums d'azalées.

 

Le livre de nos vies, fermé dans la main, sous les yeux étonnés

Malgré l'envie, nous n'en avons pas le courage pour l'ouvrir.

Relire notre passé, apprendre les mensonges qui nous ont tué

Connaître cet avenir dans lequel nos âmes iront un jour, finir.

 

Savoir qu'adviendra de la vie, où notre temps nous emmènera,

Sur ces chemins bordés d'épines ou blanches fleurs de lys.

Qui seront ces anges, aux cheveux d'or, que l'avenir emportera

Ailleurs, vers d'autres horizons, pour construire leurs oasis.

 

Nos yeux, nos rêves, ensuite, iront dans les contrées lointaines

Là d'ou personne, jamais n'en est venu, conter les mondes

Remplis de lilas blancs, où nous serons, dans les vertes plaines,

Nous écoutons en paix, le vent d'été sautillant sur les ondes.

 

Quand le soleil disparaîtra sous l'horizon, la lune, reine blanche,

Prendra, en maîtresse absolue, les rennes du jeu d'ombres.

Pieds ensanglantés par ces épines, dans lesquelles on marche,

Aveuglés par les larmes, perdus sur ces chemins si sombres.

 

Le paradis, c'est mué en enfer, les anges ont ôté leurs masques,

Des ailes qui sont tombées en poussière, les chairs brûlées.

Visage grimaçant, entouré par les flammes, les êtres fantasques

Nous hantent en voletant, ourdissant des noires bourrasques.

 

Le rêve laisse la place aux cauchemars, le blanc au noir corbeau,

Et rouge feu, vient remplacer le bleu du ciel, des étés calmes.

Quant à ta main, avec douceur et bonheur, j'ai passé cet anneau,

Qui pouvait voir, que la porte fut ouverte, aux âmes damnées.

 

Nous quittons le ciel, au dos d'une licorne, sur les ailes du vent,

Pour vaincre toutes nos frayeurs et régner sur la lumière.

Descente en enfer, entourés par le noir de nos esprits errants,

Dans le cri des enfants, mourants, sur cette maudite terre.

 

Ces chants divins qui se perdaient dans les nuages gris blancs,

N'arrivaient plus à nous, tristes pantins aveugles et sourds.

Nos mots, autrefois caresses, nous frappent en fouets cinglants,

Les rires sont devenus des pleurs, noyés par les remords.

 

Des vers rampant sous terre, s'imaginaient briller tels des soleils,

Croire la beauté des anges, pour accoucher des monstres.

Se nourrissant du vide, éveille aux confins des morts sommeils,

Prendre les coups de foudres, pour des douces caresses.

 

Vivre le rêve comme s'il était vrai, aux frontières des cauchemars,

Croire en un dieu blanc de pureté tout en priant les diables.

Caresser son enfant, sur un sourire figé par des cruels poignards,

En attendant qu'il ouvre ses yeux, pourtant, à jamais fermés.

 
Aux quatre coins de la vie, des anges déchus regardent l'avenir,

Gardant en leurs mains, toutes ces tempêtes qui menacent.

Ce soir, illuminé par les étoiles du printemps, qui tarde à revenir,

Comme le calme nous entoure, par les silences qui agacent.

 

Un moment choisi, pour un départ vers l'infini monde de lumière,

Main dans la main, avec cette vieille femme habillée en noir.

Laissant derrière toi des larmes, qui transforment le cœur en pierre,

Ces douleurs tordant l'âme, que nul, ne peut jamais entrevoir.

 

Un ange, descendu sur cette terre, prouvant à tous son existence,

Parti trop tôt, quittant ce petit corps, figeant le sourire joyeux.

Infligeant cruellement, à ceux qui t'ont connu, cette âpre pénitence,

Tu as coupé les ailes du rêve et, fait naître la haine des dieux.

 

Nous avons porté, comme une croix affligeante, la petite dépouille

Vers son ultime maison terrestre, au lit d'un éternel sommeil.

Petite vieille, à jamais jeune, la dernière fois, le coeur s'agenouille,

Et dire adieu, du monde triste, qui ne sera plus jamais, pareil.

 

Nos mots, chaque jour, qui se transforment en poignards acérés,

En grêle et feu, trempés au sang qui coule du cœur blessé.

La douleur nous change, sortant les maux longtemps, enfermée,

Refroidissant nos âmes, assoiffées par une lourde détresse.

 

Une dernière fois, mes pas, ont résonné au sein de ce vieil temple,

Mon poing s'est levé vers toi, haineux, pour la menace finale.

Les yeux remplis de glace, le cœur figé par le noir, je te contemple

Avec la bouche pleine, du goût amer, de ma vindicte bestiale.

 

Ce jour-là, j'ai vendu mon âme, au monde des ombres et des morts,

Faisant serment aux feux, qu'elles brûleront dans mes veines.

L'enfer prendra enfin, sa place en conquérant les blancs contreforts,

De celui qui, à la genèse des temps, a enfermé ici, nos peines.

 

Étoiles tombant, éteintes par les larmes, naissant des abîmes,

Dont nous n'aurons plus jamais, le feu qui les rallume.

Les yeux sont éteints, perdant leur flamme quand nous vîmes,

Vers où, ces pauvres esprits, portant des chaînes, errent.

 

Bras ouverts, j'ai fait naître les dragons dans la plaine de l'âme,

Pour accoucher de leurs souffles, l'immense désert noir,

Peuplé des haines profondes et malheurs, où l'amour se fane,

Par le plaisir de mort, au goût de sang, au fond du miroir.

 

J'ai tourné le dos, en refusant de voir ce temps, qui, lui, passait,

Les jours où ma bouche, fût remplie, des amères injures,

Venues à la place, de ces mots doux, ceux que mon cœur tuait,

Laissant des cicatrices, creusées aux venins de brûlures.

 

Ni ciel, ni terre, ne peuvent charrier ce poids, né dans la douleur,

Des foudres nées dans cette haine profonde, qui aveugle.

Nous les avons lancées blessant nos cœurs, en tuant le malheur,

Aux joies du combat, le temps d'un futur, mourant et violent.

 

Peu à peu, les chemins sans fin, de notre haine, se sont séparés,

Le jour, où d'un coup de griffe assassin, j'ai arraché le cœur,

Tuant ainsi, l'amour qui te restait, laissant les âmes désemparées

Errer, prises d'une folie solitaire, à vivre habitées par la peur.

 

Enfin, en regardant autour, aux frontières noires, de mon royaume

De désolation, peuplé par la solitude de l'être frère de la nuit.

Assis sur une pierre, dans le son sourd et lancinant de cet psaume

Chantant la joie éternelle, d'un nouveau roi, qui a tout détruit.

 

Dans l'antre vide, assis près du feu qui joue dans l'âtre, l'œil rivé

Vers l'infini, cherchant les ombres d'un passé, enfui au loin,

Mon esprit part, tel un bateau fantôme, sans gouvernail, il dérive

Au gré des vents gris, de ma détresse, la mer en est témoin.

 

Quelque part dans les ombres, ce visage, qui flotte dans les airs,

Sorti d'un songe humain, me parle de ses larmes et détresse.

De cet endroit où vivent, ces âmes passant leur temps à s'éblouir

Au soleil d'un sourire, aux rires joyeux d'enfants dans la liesse.

 

Ce monde mort, dans les tréfonds des âmes, qui ont perdu le jour,

S'égarant dans la nuit, sur ces vides chemins croisés à l'infini.

Ces bouches asséchées, oublient qu'elles peuvent parler d'amour,

Qu'elles peuvent embrasser tes lèvres, le long des douces nuits.

 

Errer, passer son temps et, voir mourir sa vie au bord des nuits,

Faire de la nuit, jour, de peur de s'endormir, avoir des rêves,

Attendre un miracle là où le dieu est mort, quand tout est détruit,

Et finir la guerre, sur un espoir déçu, des mensonges de trêve.

 

Chevauchant un monstre, de frontière en frontière, de ce monde

Où plus rien n'y vit, ni feu, ni chaleur, la glace règne en maître,

Le soleil cache son visage, du froid, laissant l'eau figer son onde,

Comme ce passé perdu, ces souvenirs, de la rougeur de l'âtre.

 

Fuir ma solitude et la chérir comme mon unique fidèle compagne,

Sécher les larmes, partir, chaque fois qu'une âme m'approche.

Tracer son sillon dans la neige blanche, au pied d'une montagne,

Sous les coups des blizzards, jour après jour ma vie, s'effiloche.

 

En attendant ce signe, qui viendra un jour, du milieu du nulle part,

Chasser mes frayeurs, des fonds de mes pensées, désertiques.

Celles dans lesquelles la nuit finira, où la vie, franchira ce rempart

Fragile, monté pierre sur pierre, emporté par la hâte, frénétique.

 

Un songe, vient, s'insinue furtivement, au milieu de mes pensées,

Des ombres chinoises, sur les murs gris du vieil esprit assombri,

Tâches difformes, courant fébrilement, sans sens, en rêves tissées

Qu'arrivent par vagues, de ma mémoire, livre jamais encore écrit.

 

Fermer les yeux et se laisser partir, ailleurs, pour trouver les traces

De ce qui fut, avant, d'un espoir de bonheur, cachée en ton sein,

Qu'il nous a volé, la nuit, dans ses griffes cruelles, ce destin vorace,

En laissant derrière, désemparés, deux êtres aux âmes en déclin.

 

Quand le sommeil vient en libérant l'esprit, elle apparaît doucement

Petite luciole au coin d'une ombre grise, s'approche en tremblant,

Elle grandit, pas après pas, me tendant, sa petite main, tendrement,

Laissant couler trois notes imaginaires, d'ailleurs, d'un vieil chant.

 

Ces mots qu'arrivent à moi, en petits papillons aux ailes multicolores,

M'entourent de leur souffles, ils se posent, puis s'envolent encore.

Une fille morte vit au-delà des existences, dans ces lieux imaginaires,

Où la pensée dessine, va à l'infini, frôle les étoiles, tel un météore.

 

C'est donc cela cet autre monde, où nous allons après notre passage,

Et ouvrira sa porte, avec le dernier fil d'air, que nous allons expirer.

La paix de l'éternité, pour l'âme pure, qui n'a pas pu, ne pas être sage,

Car si jeune, trop petite, le temps à manque en arrêtant de respirer.


Tant d'années ont passés, qui ont blanchi mes cheveux, de leur neige,

Sans retrouver la paix, zombie respirant au milieu de la tourmente.

Cherchant une mort, toujours cachée, à maudire le sort qui me protége

Contre elle, la vieille compagne, qui cette fois ci, est trop clémente.

 

 

 

janvier à mars 2008

 

Par Janus
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Vendredi 9 mai 2008

Vaines poursuites sans fin, le cœur assassiné par ces désirs inassouvis,

Courir éternellement, vers des chimères manquant de consistance,

Vouloir attraper cette ombre en pleine lumière, ces marches qu'on gravit

Lentement, d'un pas court et fatigué, le corps meurtri, en défaillance.

 

Tout disparaît, tel le souffle fragile d'une bougie, frappé par une tempête,

Laissant derrière elle, le goût amer de cette mort, si désirée, en vain.

Trouver le calme, enfin, vivre sans plus combattre pour l'inutile conquête,

Regardant un nouvel monde naissant, caché par un miroir sans tain.

 

Troublantes images qu'affluent, du retour d'un ciel illuminé par les étoiles,

Remplaçant les feux rougeâtres, crachées par les volcans en colère.

Le ciel bleu s'étale, conquit l'horizon, tel un pinceau magique sur les toiles

D'un alchimiste fou, qui veut changer en douceur, une racine amère.

 

Commence, maintenant, le temps de la sagesse, prenant ce jour, la place

Des furies envolées, portées vers les nuages, sur les ailes des vents.

Abandonner au coin d'une rue de la vie, l'idée noire que l'on perde la face

Dans les moments de joie, ceux qui font quitter, les épineux arpents.


Une lumière pour bâtir un havre, instaurant la paix, comme reine éternelle,

Déposer ses armes au pied d'un arbre, s'allonger pour rêver à l'ombre,

En regardant le ciel pour compter les nuages portés par cette brise irréelle,

Caressante, comme les mains d'un petite fée venue chasser le sombre.

 

Les larmes du souvenir s'écoulent une à une, aux coins des yeux fatiguées,

Glissant le long des tempes, en perles, comme des gouttes de mémoire,

Qui tombent en petite rosée sur les brins d'herbe verte, ces instants oubliés,

Partis pour se cacher dans les pages des cœurs, devenus des grimoires.

 

Ces fenêtres qui s'ouvrent dans cette lumière, qui rentre en brûlant les yeux,

L'unique porte disparaît au souffle des grandes ailes, elle te laisse passer.

Rien que de l'amour, qui te précède, t'entoure et irradie l'espace de ses feux,

Et l'aura de ton âme efface ces ombres du passé, qui voudrait m'enfermer.

 

Les bras se sont ouverts pour recevoir, à cœur ouvert, l'offrande de cette vie,

Renaissant de ses cendres, changeant le noir en bleu et les orties en lys.

Brisant les chaînes qui m'attachent à cette coupe, que j'ai vidée jusqu'à la lie,

Pour changer le noir de la mort en l'or du soleil, quittant cette fois, l'abysse.

 

De l'ombre à la lumière, tu es venue en franchissant, la dangereuse frontière

Entre ceux qui sont partis et ceux qui sont restés, dans la vallée de larmes.

En montrant à un triste mort qui vit encore, que la vie est seulement un repère

Entre deux mondes irréels, inexistants, indifférents à nos pauvres fantasmes.


Croire dans une vie nouvelle, accepter la caresse de la main d'une femme,

Pour fermer en soi les profondes blessures en acceptant ses cicatrices,

Laisser venir à soi, un avenir que l'on chassait, même du fond de son âme,

Dans lequel les genoux plieront d'amour, devant la nouvelle impératrice.

 

Un nouveau temps, chargé de doux baisers, aux rires et regards complices,

Enchaînés par nos mains aux doigts entremêles, marchant sur l'horizon,

Baignés par le soleil, unis dans cette vie, par toutes ces âmes protectrices

Des amoureux enfuis dans les pages d'un monde qu'oublient les saisons.

 

Le sable du temps vole s'égrainant dans les vents, glissant de la clepsydre,

Sans laisser les empreintes de la fuite des jours sur l'écume du bonheur.

Ainsi, nous l'avons crée, image vivante de nos rêves que plus rien ne bride,

Quittant les froids frissons, qui nous faisait trembler, de cette vieille peur.

 

Rien ne pourra ici, entacher ces jardins parsemés par les fleurs de champ,

Réduire au silence les chants des rossignols, dans les nuits lumineuses,

Quand la lune est soleil, à l'heure de l'étoile, réveillée par le soleil couchant,

S'allument les candélabres, chassant l'obscurité des ombres ténébreuses.

 

C'est là que nous vivons, parmi les roses, sans sentir la douleur des épines

Et, qui voudraient saigner ces mains cruelles, qui aimeraient les arracher,

Laissant les traces rouges de leurs pétales, sur les songes noirs qu'animent

Un passé en ruines, disloqué par un souffle d'avenir, qui veut s'annoncer.

 

Ouvrir son sein en donnant son cœur et, le poser dans les mains d'une fée,

Comme un suprême sacrifice à l'icône d'amour des songes immatériels,

Effaçant les obstacles devant le vol de l'aigle, qui était dans la cage, étouffé

Par ces barreaux d'acier, que d'aucuns ont posé, pour l'enlever du ciel.

 

L'ancien guerrier, couvert des cicatrices, a jeté son armure et brisé le sabre,

Ces choses, autrefois si utiles, s'en allant vers elle, ouvert et vulnérable.

Tendant ses mains tremblante vers elle, sorti tout droit de cet enfer macabre

Qui l'enfermait, pour marcher ensemble, au soleil, les pieds dans le sable.

 

S'approchant de cet mirage, baigné des lumières, tel une féerique promesse,

De ce pas traînant, usé par la fatigue, il est l'aveugle qui voudrait regarder

Le paradis enfin ouvert pour lui, terre où sa vaine guerre meurt dans la liesse,

Espère les bonheurs d'antan, si longtemps perdus, qu'il voudrait préserver.

 

Pourtant ce fut un spectre, qui cachait sous ses voiles le poignard des traîtres,

Une pointe affûtée, pour percer, un cœur affaibli, par des tendres caresses,

Après avoir goûté le fruit, jusqu'à lors, interdit, fermé, au cœur des feux sacrés

Qui jettent les âmes perdues osant le prendre, au fond d'une infinie tristesse.

 

La félonie, fut la mie des mots doux, coulant dans la rivière aux teintes de miel,

Dissimulant l'odeur fétide des rêves mensongers, conçus pour cacher la vue,

Croire aux chimères en habits lumineux, qu'emplissent la vie aux relents de fiel,

Marcher sur les épines des roses mortes, croire à la voix que l'on a entendue.

 

Ce nouveau coup, venu de nulle part, une lame d'acier se figeant dans mon dos,

En écartant la chair, faisant couler le sang, entachant le pétale blanc de lys,

Remontant ces cruels souvenirs, déjà refoulés, déferlant en vaguelettes d'eau,

De ma mémoire perdue, dans les noirs limbes, ce vieux fantôme que je fis.

 

Projeté brusquement entre deux mondes étranges, deux portes fermées à ouvrir,

Une vers l'enfer que j'ai quitté pour toi et, l'autre ouvrant des paradis illusoires.

Cruel dilemme ce choix, aller vers une terre des feux vivants où il fait bon mourir,

Hantée par les ombres de ces femmes, qui furent un jour, de belles hétaires.

 

Où bien, faire le choix de ce monde qui veut seulement renaître de ses cendres,

Comme un songe, tellement loin, qu'il m'est maintenant parfaitement inconnu.

Aller sur les plaines vertes, tachées des fleurs multicolores, aux parfums tendres

Qu'enivrent tous les sens, avec ces jeux des lumières, où l'amour s'est fondu.

 

Inconnu ou connu, à une portée de main, il suffira d'ouvrir et y entrer dans l'avenir,

Aller dans le futur passé, suivre l'ancienne nouvelle voie, morte ce soir de mai,

En acceptant le renouveau, sans savoir quel jour apparaîtra l'éclat de ton sourire,

Ni même s'il existe encore, quelque part et, en entrant, patiemment, j'attendrai.

 

La guerre au ciel gris, tourmenté par des tempêtes froides, sauvages, irrésistibles,

Ont érodé les forces et, ébréché les lames en acier, des sabres et des haches,

Laissant le goût amer, d'un longue bataille inachevée, aux douleurs imperceptibles,

Dissimulées sous le fer de l'armure, une sorte de folie, qu'à cette vie m'attache.

 

Le venin des yeux a envahi mon corps, m'envoyant à la mort qui a ouvert ses bras,

Comme une sœur aimante reçoit en son sein, le frère, rongé par les fantômes,

D'une longue errance, à traverser la vie, comme un loup apeuré, trop fatigué et las

Des guerres aux griffés acérées, qu'arrache l'âme des êtres que nous sommes.

 

Terré au fond d'une grotte, esprit et yeux fermés aux lumières, en attendant la mort,

Roi malheureux des plaines brûlées aux feux cruels des pierres incandescentes,

Gisant à même la glaise froide, pensant à son passé sans avenir et à son triste sort,

Son cœur ensanglanté par la douleur, aux coups sauvages des griffes lacérantes.

 

Sombrer dans le néant, se battre contre les chimères qui surgissent d'un âge lointain,

Pauvres spectres, sans autre existence qu'une page usée d'une mémoire affaiblie,

Qui viennent faire danser, prés de lui, des folies, crées par un souvenir trop incertain,

Serpent s'insinuant dans le sein déchiré, de l'homme noir, que les instants oublient.

 

Une larme s'écoule, creusant une nouvelle cicatrice sur cette joue tannée par le vent,

Comme un cri de rage, venu des abîmes de cette vie, noyée par sa longue solitude.

Et cette mort, qui ne veut pas venir, pour l'embrasser, pourtant il a demandé souvent,

Il a prié son arrivée voulant sentir sa faux couper le fil, pour en finir avec la lassitude.

 

Comment faire naître les espoirs en soi, seul prisonnier, derrière ses portes fermées

Devant lesquelles la lumière devient sombre, là où la vieille femme en noir s'arrête

Effrayée par la nuit lourde et éternelle, qui règne habillée d'un voile d'ombres ternes,

En attendant les rayons de bonheurs qui illumineront ses terres, si l'âme s'y prête.

 

La porte, grinçant, s'est ouverte, sous la poussée timide et fragile

De ces petites mains, qui tenaient, cachées dans leur creux

Toute la douceur du monde, cru mort, dans un cauchemar fébrile,

Hantant mes jours de ces serments, qui me rendaient furieux.

 

Cette inconnue, franchissant la porte de la vie, les yeux baissés,

Habillée tout en noir, cependant rayonnante, par cette lumière

Soulevant, en poussières d'étoiles, la grâce légère des tristesses

Envahissantes, repoussées au fin fond du passé, par ta prière.

 

Visage détourné, refusant cette vision, l'âme tremblotant de peur,

Le regard évidé, en cherchant vainement, ce soutien inexistant,

Aux profondeurs d'ombre, se transformant par ce sourire, en fleur,

Embaumant l'air qui m'entoure, de son parfum suave et enivrant.

 

Cette main, posée sur l'épaule, d'un l'homme, devenu bête féroce,

Avait la légèreté du vent, né quelque part, au milieu des vagues,

Caressant, la crinière noire, des battements d'ailes, qui renforcent,

Ce sentiment d'impuissance, contre l'ange blanc, qui me nargue.

 

Un vent, portant sur ses ailes la folie, qui ouvre les portes de l'âme,

S'insinue, doucement, comme la caresse d'une femme aimante,

Au tréfonds de ma vie, entre et de nouveau s'allume cette flamme,

Signes de vie qui revient, changeant en ange la bête malfaisante.

 

Affronter les tempêtes, en sortant vainqueur et baisser son drapeau

Devant la brise douce, venue de nulle part pour embraser la peau.

Se livrer sans combattre, malgré les peurs, qu'enserrent tel un étau

L'être couvert de plaies, brisé par les tortures et les coups de fléau.

 

Les bras se sont ouverts laissant partir l'ombre de la lumière de lune,

Prenant de plein fouet, l'éclat des yeux remplis des larmes d'amour,

Sonnant le glas, aux longs jours, marqués au fer rouge de l'infortune

Pour cette fin fatalement annoncée, par un roulement de tambours.

 

La main tremblante s'est tendue vers l'avenir aux couleurs incertaines,

Oubliant, ce qui fut un jour, des serments hurlés dans une folle rage.

Elles disparaissent, comme la fumée d'une bougie éteinte, ces peines,

N'ayant plus, de raisons d'être, chassées par ce merveilleux mirage.

 

Une mort, pour renaître, les ailes repoussent, le sang est chaud,

Je pourrai m'envoler, traverser les nuages, en chantant la joie

D'avoir ôter ces lourdes chaînes et, ressortir, enfin, de ce cachot

Où prisonnier, aveuglé par mes haines, je fus, leur triste proie.

 

Main dans la main, l'esprit voguant, voiles ouvertes dans le vent,

Sur des mers chaudes, ondulant aux coups d'un cœur qui bat

Au rythme de tes sourires, qui ferment la porte d'un passé béant,

Oublié dans la nuit, noyé dans l'amour, mourrant sans combat.

 

Et, marcherons ensemble, traversant la verte plaine de notre vie,

Vers l'avenir qui est nôtre, au long de tous nos jours ensoleilles,

Parfumés aux senteurs de fleurs de lys, par un rêve blanc qui lie

Ton destin au mien, sur ce chemin, jusqu'au plus long sommeil.

 

Avançant, les yeux brillants, sourire aux lèvres, vers cette lumière

Qui nous appelle et vient vers nous, chaude, un nouveau soleil

Né pour guider nos pas, portant sur les ailes vers ce doux repaire

Nos corps et âmes, unis, dans un monde, aux rêves sans pareil.

Par Janus
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