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Le libraire, moi et une lectrice
Lettre XII – Toi, chère Dame en noir…
Ma chère Dame,
Un jour tu me donneras un rendez-vous,
Le seul où je ne pourrais être en retard.
Je serai là, présent, et le moi sera nous,
Et, l'âme volera au dessus les remparts.
Ta main fermera en caressant mes yeux,
Changeant la lumière du jour ensoleille
En éclats d'étoiles qui tombent des cieux,
Sous cette paupière fermée et fatiguée.
La peur de ton sourire amoureux, viendra
Envahir mon cœur, prendre en douceur
Possession de l'esprit, et le corps mourra
Chair inutile désormais, libéré de terreur.
Je prendrai pour toi, les voies de l'éternité,
Des soleils morts dans d'autres mondes,
Ton doux baiser, me donnera cette liberté
Du fleuve qui coule, riant dans les ondes.
Toi, belle princesse des lumières éteintes,
Laisse mes amis et mes amours chanter,
A notre mariage, sous une lune souriante,
Cette musique joyeuse qui veut s'envoler.
Je n'aime pas leurs larmes ni leur tristesse,
Qui n'a aucune raison pour voir le soleil,
L'amour est éternel, une éternelle jeunesse,
Mélodie langoureuse des âmes en éveil.
Juin 2008
J'ai écoute, un jour de tempête,
Le chant des sirènes, emporte par le vent.
Seul, la pluie tombe sur ma tête,
J'entends le bruit des vagues qui meurent.
Ces silhouettes qui se dessinent,
Ombres fantomatiques sur l'horizon perdu,
Partant vers des cieux qui brillent
Sous le souffle enragé de quelque dieu fou.
Une chanson barbare qui pleure
L'amour, laissé un soir, dans un port oublié,
Ce cœur ensanglanté, qui meure
Doucement, noyé dans les larmes d'une vie.
Toutes les voiles sous les vents
L'étrave saute dans les vagues déchaînées.
Elle passe à travers les brisants
Me charrie au large, loin des âmes peinées.
Un violon pleure dans un coin,
Accompagne un trop vieil accordéon dégarni,
Dans ce bar malfamé, témoins
De toutes ces nuits passées à rêver de l'infini.
Lettre II – A mon présent
Tiens, tu es enfin arrivé, pour repartir trop vite,
Chaque instant reste unique et éphémère,
Ton vol traverse l'avenir et dans ma vie s'invite
Puis il s'efface silencieux, dans la lumière.
Grâce à toi mes mains sont remplies de soleil,
Je fais tous les jours un bouquet de rayons
En fil d'or, des les roses rouges, qu'émerveille
Mon coeur à nu, dévêtu des vieux haillons.
Je marcherai dans cette lumière qui m'entoure,
Les mains tendues vers cet avenir présent,
Qui vient vers moi sans l'ombre d'une souillure
Et couvre ce passé, image d'un trou béant.
Tu fais un pont vers le futur avec un arc-en-ciel,
Né de cette pluie salée des larmes amères,
Brûlées par le soleil des lèvres au goût de miel,
Aux heures enflammées des corps enserrés.
J'ai pris ce que tu m'as donné, chaque seconde
Avec bonheur, les yeux fermés, âme ouverte,
A petits pas, j'avance vers l'avenir de ce monde,
Le notre, pour cette douceur qui m'est offerte.
juin, 2008
Lettre I – Toi, mon passé...
Mort en laissant des traces profondes, parfois,
Les souvenirs des sanguinolentes blessures,
Que j'ai fermé, comme un vieil animal sans foi,
Terré dans ma tanière, léchant les morsures.
Souvent, tu m'as laissé par des nuits sans lune
Errer vers de lendemains endeuilles et froids,
Aux croisées des chemins menant à cette dune
Des sables glissants, qui m'emplissent d'effroi.
Souvent, j'ai désiré passer en ignorant la pente,
J'ai transformé mes mains en longues griffes,
Et creuser des sillons, m'appuyer sur leur fente,
Arrivé au sommet, tu m'as reçu avec une gifle.
Mes yeux se sont perdus plus loin que l'horizon,
A chercher la lumière sous un soleil de plomb.
Mes poings ont fait trembler le mur de la prison,
Où je fus enfermé, une vie, par toi passé félon.
J'ai tant désiré t'oublier, arriver enfin, au présent,
Disperser aux quatre vents tes cendres noires,
Oter de ma vie ces guenilles, le poids harassant
Les jeter à l'eau, partir nu, effacer ma mémoire.
Tu ne pourras pas me tenir emprisonne à l'infini,
Derrière les barreaux de haine qui me rongent,
M'enferment dans ton coeur creux, dans ce déni,
Sans pouvoir m'en aller pour vivre mes songes.
Juin, 2008
Lettre X – Au vieux fol.
L'histoire absurde,
De ce vieil homme, ce fol,
Qui dans la neige,
A vu revenir le printemps.
Ses cheveux gris,
Il les voudrait encore noirs,
Dans la jeunesse,
Qui est partie en souvenirs.
Le cœur brûlant,
Les sens pris dans les feux
Du corps gracile,
Qu'il rêve, encore caresser.
Ces désirs vifs,
Renaissant dans son sang,
Rougi au fers,
Chauffés à blanc en enfer.
Regard perdu,
Parmi les étoiles de la nuit,
Juste un songe,
D'amour silencieux, interdit.
Reste la larme,
Perle, glissant sur les rides,
Du visage triste,
Meurtri par la raison de l'age.
juin 2008
Voici quelques exemples de couverture pour mon prochain recueil.
Qu'en pensez vous ?
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