Lundi 10 novembre 2008

 

Au fond de mes yeux je garde des étoiles

Et, j'aimerais les mettre dans ton cœur.

Les voir briller quand s'enlèvent les voiles,

Sous le souffle des mots, j'ôterai ta peur.

 

Au creux de la main je cache les papillons,

Ils vont s'envoler, libres, vers le ciel bleu.

Tâches coloriées, voyagent sur les rayons

Du soleil arc-en-ciel dessiné sur ta peau.

 

Du bout de ma plume, il naissent ces mots,

Qui chantent joyeux la beauté de l'amour.

Hymne à la joie pour effacer tous ces maux

Nés pour t'ombrager, toi, ma belle-de-jour.

 

Au bout de mes doigts je tiens les caresses

Pour ce corps d'albâtre chargé de douceur.

Je te les donnerai, à toi ma seule maîtresse,

Car, je t'ai enfin trouvé, ma vraie âme sœur.

 

Novembre 2008

Par Janus - Publié dans : Poesie - Ode à l'amour - Communauté : L'âme du poète
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Lundi 10 novembre 2008

Sur l'onde,

Danse le brouillard.

Un monde

De mystère blafard.

 

Bois mort,

Joue de ses ombres.

Triste sort

Des âmes sombres.

 

Noire nuit

Aux pâles fantômes.

Sans bruit

Flotte sous le dôme.

 

Cris sourds

Des vies sans repos.

Rêve lourd

Aux images retorses.

 

Rond blanc

Un corps transparent.

L'envol lent

Erratique mouvement.

 

Mal éternel

D'errance universelle.

Amour cruel

De l'existence irréelle.

 

Bref passage

Parmi les arbres morts.

Petits songes

D'un cœur qui s'endort.

 

Matin brumeux

La vision, elle disparaît.

Jours nébuleux

Le soleil leur manquait.

 

Novembre 2008

Par Janus - Publié dans : Paradis et Anges - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 7 novembre 2008
Comme les graines dans les quatre vents,
S'éparpillent les morceaux de brisure.
Il faut, après, souffrir tout en restant vivant,
Et faire semblant d'avoir collé la fêlure.

Bouts de cristal écrasés par le pas alourdi,
De ces êtres si indifférents et aveugles.
Le marionnettiste du mal que la vie a ourdi,
Joue avec ce fil accroché à ses tringles.

Nous croyons être libres, mais le jour vient
Quand les vibrations d'une folle tempête
Frappent brutalement par son réveil violent,
Et on regarde hébétés, une vie émiettée.

Histoire du temps passé, sans entrevoir l'avenir,
Se regarder et voir un autre être, un étranger.
Penser parfois, a ceux qui ont fait un jour agonir,
Quand par amour, étions prêts à tout changer.

Par les silences des rêves qui restent inassouvis,
Nous avons ri et pleuré en traversant le temps,
Celui qui nous fut imparti, en ignorant nos envies
Pour rendre le bonheur à l'autre chaque instant.

A l'heure du décompte final le vent efface nos pas
Dans ce sable, qui a fait ce jour, notre souvenir.
Qui pourra nous dire, quand on s'endort, où on va,
Quel sera le bel instant qu'enfin nous fera frémir ?

Pourra-t-on un jour béni de cette éternité, l'oublier,
Le vide perdu quelque part à l'ombre de nos pas
Le cacher, à ceux qui viennent les larmes déposer,
Au pied de cette croix qui gardera notre mystère.

Ces petits bouts de verre, emportés dans les vents,
Je les regarde s'envoler, un ru au coin des yeux,
Pensant qu'ils furent aux temps perdus, les instants
Le battement d'un cœur cassé par ce rêve creux.

Novembre 2008
Par Janus - Publié dans : Poesie - Ode à l'amour - Communauté : L'âme du poète
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Mardi 4 novembre 2008

Mon regard suit le mouvement ondulé,

De cette grâce féminine qui vit en toi.

Lumière née dans le noir esprit troublé,

Qui, depuis toujours, a tracé ma voie.

 

Image venue des profondeurs célestes

Comme une nuit sombre sans étoiles,

Devient la réalité de ma vision terrestre

Quand mon pinceau s'use sur la toile.

 

Les lignes graciles de la belle princesse,

Silhouette blanche des contes de fées

Que l'on veut vraie les jours de détresse,

Pour voler au ciel l'instant de tendresse.

 

Mais chaque fois que mes yeux s'ouvrent

Tu es là et ma main caresse ton épaule,

Réelle douceur, sous le drap qui te couvre,

Reine de ma vie, qui, heureuse, s'écoule.

 

Novembre 2008

Par Janus - Publié dans : Poesie - Ode à l'amour - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 24 octobre 2008

De loin, je regarde cette terre,

Peuplée de bêtes rampantes.

Une noire tristesse m'enserre,

Mon âme s'ouvre fleurissante.

 

Les âmes damnées sont à moi,

D'aller au paradis c'est interdit.

Ils vivront dans les feux de soie

Par les pêches ils sont maudits.

 

A tout peser, pourquoi devais-je

Subir éternellement leur bêtise,

Et voir courir après des mirages,

Des idiots portés par la traîtrise.

 

Ces pauvres d'esprit qui dirigent

Le troupeau, aussi bête qu'eux,

A l'odeur de pourri et de l'argent,

Dans les mensonges des dieux.

 

Ils vont venir ici et salir les enfers

Avec leurs âmes nauséabondes,

Et pleure à subir tous ces pervers,

Ces mines saintes et pudibondes.

 

J'aimerais tant, que dieu les garde

Chez lui pour nettoyer leurs âmes

A voir chez lui les pourris sordides

Chargés du malheur insoutenable.

 

Octobre 2008

Par Janus - Publié dans : DIVERS - Communauté : L'âme du poète
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Lundi 20 octobre 2008

Enfin, la fin du voyage, suis arrivé au port,

Jeté l'encre et, baisse les voiles usées,

A horizon lointain, le soleil part et s'endort,

L'eau calme, ondule en vagues liliacées.

 

Les voiles sont pliées, il reste un squelette,

Qui trace l'ombre tremblante sur le pont.

Fantomatique balançoire sous le vent d'été

Il porte le poids des silences sur le front.

 

Fatigue d'affronter les tempêtes qui hurlent

En soufflant les pluies froides et la grêle,

Se déchirant dans un violent accouplement

Des milles furies, avec la mer immortelle.

 

Mes yeux te cherchent en vain, sur la digue,

Entre les ombres grises qui se promènent

Aveugles, aux rythmes d'un son bastringue,

Et errent curieuses vers l'infini évanescent.

 

En vain, car tu es ailleurs, cachée par la vie,

Ombre entre les ombres, au vide du néant,

Je sais que tu existes, tel un désir inassouvi,

Qui pleure et meurt dans le soleil couchant.

 

Avec moi, ce soir blanc d'hiver, le jour tombe,

Sans pleurs, dans l'absolu silence nocturne,

L'ombre s'allonge triste, dans une hécatombe

Qu'emporte la nuit, l'âme fatiguée, taciturne.

Octobre, 2008

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Jeudi 16 octobre 2008

Ce soir, j'aimerais t'avoir près de moi,

Et te serrer dans mes bras fatigués.

Prendre le temps d'écouter ton émoi

Embrasser ce visage à l'air enjouée.

 

Oublier ce court instant, qui s'égraine,

En un silence profond, bien trop vite,

Dans une douceur rêveuse et sereine,

D'une histoire d'amour, jamais écrite.

 

Soumise aux silences de mots perdus

Bercés par nos deux cœurs, battant

A l'unisson, sur une mer sans remous

D'envies tuées par une peur latente.

 

Celle qui ronge la vie, venue d'ailleurs,

De fermer les yeux et ne plus se voir,

Rester seuls, charges de nos frayeurs,

Et ouvre sage des avenirs dérisoires.

 

Un soir tu viendras te blottir contre moi,

Vivre la chaleur des corps tremblants

Laisser parler nos âmes de leurs émois,

Aux rythmes lents des mots troublants.

Octobre 2008

Par Janus - Publié dans : Poesie - Ode à l'amour - Communauté : L'âme du poète
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Mardi 7 octobre 2008

 

Mes lèvres s'envolent de ta bouche chaude,

Caressent le cou, le creux des épaules,

Cette fièvre colle les peaux et nous soudent

Avec la chaleur des flammes infernales.

 

Les sens, éveillés, s'enivrent de ces odeurs,

Quand je goûte, fou, le sel de ton corps

Devenu esclave de cette déesse que j'adore,

Et, quand j'embrasse tes seins, heureux.

 

Ces caresses, du souffle qui te brûle la chair,

Qui descend, patient, sur ce ventre doux,

Dans le tressaillement frissonnant d'un éclair,

Approchant de mes lèvres, ce petit creux.

 

Pour faire naître, enfin, l'union sacrée du rêve

Au goût chaud, sucré-poivré, d'un paradis

Qu'existe seulement dans l'étau tendre, nacré

De nos corps enfiévrés, amoureux et, unis.

 

 

Octobre 2008

 

 

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Vendredi 3 octobre 2008

Radio Libérté
Interview le 13 octobre à 12 h 30

http://www.radioliberte.fr/reception.htm

C'est fait !
35 minutes des questions réponses.

Par Janus - Publié dans : DIVERS - Communauté : L'âme du poète
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Samedi 20 septembre 2008

 

Il était une fois,

Ici où là,

Quelque part sur cette terre...

........................................

Dans une forêt, cette reine blanche, vivait seule,

Cachait ses larmes, aux racines des arbres,

Oubliée par le soleil, la peau couleur d'un linceul,

Le vent triste, chantait une mélodie funèbre.

 

Les jours ombragés s'écoulaient un après l'autre,

A chaque instant, long, d'un court millénaire,

Sa vie, brûlait son temps, avec le bois dans l'âtre,

Le feu dansait, insouciant, l'unique luminaire.

........................................

Dans un pays lointain, au pied d'un vieux château,

Chante sous les fenêtres, un jeune ménestrel,

Le son de sa voix s'envole, cristalline comme l'eau

Qui danse joyeuse sur les pierres, intemporelle.

 

Tous en merveille, noble gente, manant et paysan,

Ecoutent les yeux ouverts, leurs âmes enjouées,

Les femmes virevoltent et charment les courtisans,

Dans ce village heureux, sous un ciel ensoleillé.

........................................

Sous les arches vertes, dans la pénombre de l'oubli,

Assise, au pied de son père, un chêne séculaire,

Les yeux au ciel, bercée, elle voit son rêve accompli,

Sa main, se tend, caresse l'horizon crépusculaire.

 

Porté par la brise, la musique l'entoure, elle frisonne,

La larme coule sur la joue, petite goutte de rosée,

Sous les volutes de ces notes douces et polissonnes,

Le cœur s'embrase, d'une nouvelle joie, insensée.

........................................

Fatigué, le soleil descend, le jour meurt sur le village,

La paupière lourde, allongée à l'ombre d'un arbre,

S'endort, le ménestrel, la paix du juste sur son visage,

Le firmament aux mille étoiles, unique candélabre.

 

Quand les brumes des rêves descendent sur le corps,

Une vision née d'un paradis quelconque, apparaît,

Mille images qui fuient, en échangeant sitôt les décors,

Mais, elle, elle reste là, la fée dans son cœur défait.

........................................

 Nuit noire, déchirée par la lune qui voudrait les cacher,

Toutes ces étoiles accrochées sur le velours du ciel,

Pour laisser s'endormir, cette reine qui veut se reposer,

Elle-même cachée, à l'ombre d'un nuage immatériel.

 

La porte des rêves s'ouvre sous la paupière de la belle,

Sorti de nul part, l'harpe à la main, le jeune musicien,

En chantant ses doux vers l'emmène sur un arc-en-ciel

Son corps s'envole porté par le chant de ce magicien.

........................................

Il s'assied à ses pieds, la main qui danse sur sa harpe,

Fait naître dans leurs poitrines, un lys couleur sang.

Son regard, qui brûle de tous les feux d'amour, écarte

Les nuages nocturnes, sur un soleil or, grandissant.

 

L'amour est né dans leurs cœurs et, il les a enchaînés,

L'un a l'autre, par des bouquets de roses éternelles,

Anneaux faits des larmes et gouttes de sang emmêlés,

Coups de pinceaux pour les plus belles aquarelles.

........................................

Enivrée par l'amour, emmurée dans un silence pudique,

La forêt lui tourne autour au rythme de la chanson.

Elle ne veut plus se réveiller, à l'ancienne vie apathique,

Au milieu des amis, ses arbres, devenus sa prison.

 

Le soleil se lève et la vie recommence a piailler joyeuse,

Aux premiers rayons qui réchauffent leurs plumes,

Ses yeux s'ouvrent, baignés par les larmes amoureuses,

Incapables d'éteindre dans son cœur les flammes.

........................................

Abasourdi, il cherche dans ses environs la fille en blanc,

Qui vient juste de le quitter, le laissant à la frontière

Du rêve et l'éveil, sans qu'il sache où elle est, tremblant

Sous les morsures cruelles, de pluie froide, acérées.

 

Mais, l'endroit est désert, le ciel couvert des nuages gris,

Comme son cœur, sous la pluie battante des larmes,

Il ferme les yeux, pour revoir cette reine de qui est épris

Pendant un rêve, vivant, qu'a fait naître cette femme.

........................................

Depuis ce soir là, elle vit les journées à l'orée de sa forêt,

Elle guette l'arrivée, de son beau et doux ménestrel,

Dans ce chemin poussiéreux, en fredonnant ses sonnets,

Sur le dos, l'harpe, amie fidèle, aux sons immortels.

 

Ses pas, ne foulent pas la terre de cette lisière ombragée,

Il ne viendra que la nuit, sur les ailes des rêves fous,

La prendre dans ses bras, embrasser sa bouche enjouée,

Emporter son corps fiévreux, au cœur des remous.

........................................

Journées vagabondes, à chanter pour les autres, l'amour

Impossible, qui ne vit que la nuit, dans son sommeil,

Quand les yeux se ferment, sa belle femme est de retour

Remplissant la nuit, de son corps, à nul autre pareil.

 

Des mots d'amour, susurres, dans la flamme des baisers,

Aux instants fusionnels de ces corps qui se donnent

Un a l'autre, est le cadeau fait aux âmes purs et sincères

Par la vie, temps des cœurs amoureux qui chantent.

........................................

Les années passèrent,

De nuit en nuit, de rêve en rêve,

Les jours furent noirs,

Les nuits furent blanches,

De nuit en nuit, de rêve en rêve,

La neige tombait sur les cheveux...

........................................

 

Vieillard, fatigue à chercher celle qui lui a donné son amour,

Nuit après nuit, elle à rempli les temps de ses rêves.

Il ferme, enfin les yeux, le souffle s'éteint chez le troubadour,

L'âme s'envole au soleil, laisse le corps sur la grève.

 

La tombe d'un pauvre est triste et, les fleurs sont déjà fanées,

Sa croix, deux branches arrachées à un vieux chêne.

Une nuit, une flamme s'allume, illumine de sa couleur bleutée 

Avant de s'envoler au delà des cieux, une petite étoile.

........................................

Regard vidé, épuisée d'attendre l'homme qu'a fait toute sa vie,

Une reine meurt, sans connaître le bonheur tant désiré,

La belle couchée sur un lit froid en branches et feuilles mortes, 

Est partie, silencieuse, vers cette triste, longue éternité.

 

Sur le corps en paix, une petite lumière virevolte sur le visage,

Comme pour dire adieu, à cette demeure de souffrance,

Avant le voyage qui l'emmènera, dans son royaume sans age,

Près de celui qui l'attend, pour une toute dernière danse.

........................................

Vous autres,

Regardez le ciel de nuit,

Vous verrez danser, sur le ciel,

Deux flammes bleues, c'est eux,

Les amoureux, les deux feux follets.

 

Septembre, 2008

Par Janus - Publié dans : Poesie - Ode à l'amour - Communauté : L'âme du poète
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