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Elles frappent une par une à ma fenêtre ce soir
Pour y entrer dans le silence qui m'entoure,
Ecrasent leurs corps transparents et dérisoires,
En s'unissant l'une aux autres sans douleur.
Elles dansent, un rythme endiablé sur les vitres
Tambourinant leurs cris et le désir de vivre,
Aux portes du ciel infini, le temps de disparaître
Dans un torrent qui fuit tremblotant et ivre.
Elles se marient à mon cœur en battant avec lui
Dans cet unique et même désir qui se cache
Parmi les voltiges des sons du chœur de l'ennui
Qui prend un jour l'âme esseulée et l'attache.
L'envie brûlante de ressentir aux creux des bras,
Frémir ton corps collé à cette poitrine apaisée
Sous la caresse chaude et soyeuse de nos draps,
Nous disparaîtrons pour la plus folle échappée.
Rien ne sera, à part le bruit lancinant de ce désir
Qui frappe à mes fenêtres, toujours et encore,
Chantant cette solitude sournoise venue me saisir
Avec toute la monotonie du désir qui édulcore.
Un monde né des rêves par trop fugaces
Comme des éclairs sur le ciel nocturne
Partent et reviennent entêtes et sagaces
Et ils déchirent ce voile triste et morne.
Des mots sont nés des désirs fantasques,
Viennent frôler mes pensées qui volent
M'enlacent dans les tendres bourrasques
De ces baisers enflammés qui déferlent.
Ils sont vivants et ils entaillent mes nuits
Morsures profondes des longs couteaux
Effilés sur la pierre des moments d'ennui
Qui mènent les vies dans leurs caveaux.
Il n'y a d'éternel que le sommeil profond
Celui qui nous emporte avec tendresse
Quand l'ombre est perdue sur le plafond
Et nous partons sans laisser d'adresse.
Décembre 2008
La nuit vient d'entrer par la fenêtre,
Insidieuse, silencieuse assassine,
Et peint en rouge le feu dans l'âtre
Qui brûle les temps sans racines.
Le front ardent colle contre la vitre
Je pense à toi qui es loin de moi
A ce corps de la couleur d'albâtre,
Une peau plus douce que la soie.
Le froid apaise la fièvre qui monte
En prenant dans son feu le corps
Nu, sans défense quand il affronte
Ces souvenirs, encore et encore.
Je voudrais tant m'enlever le cœur
Qui bat, qui compte les secondes,
Et lui donner les ailes du vainqueur
Te l'envoyer à travers les mondes.
Et, il pourra raconter en chuchotant
Cette envie de vivre dans tes bras
D'oublier enfin, le corps tremblotant,
Seul ce soir, perdu dans le frimas.
Décembre 2008
Ce soir, dans le noir, j'ai pense a toi,
J'ai pris une feuille pour t'écrire
Les mots qui se sont cachés en moi,
Et qui, jamais je n'ai su les dire.
Des mots désir qui brûlent les corps
En racontant l'envie inavouable
De ta peau nue, sans rien de retors,
Juste un amour invraisemblable.
Les mots d'un cœur qui va s'envoler,
En traversant le ciel et les étoiles
Jusqu'à toi, elles viendront se poser,
Petites lucioles des cœurs ailées.
Des mots silencieux, ils vont susurrer
L'histoire de ces nuits si blanches
Passées seul sur mon lit et murmurer
Des mots envolés sur tes hanches.
Décembre 2008
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